MODE D’EMPLOI DES CHIENDENTS

Notre structure est aussi légère que notre engagement est fort.

Relier puis agir.

Le but de L’écologie décomplexée, est de permettre à chacun de se retrouver dans un plus petit dénominateur commun. Celui du Mode d’emploi des Chiendents est tout autre : il s’agit d’expliquer la raison d’être des Chiendents, d’élaborer une éthique (concise) et de commencer à réfléchir sur des modes d’actions, voire des dangers qui nous guettent.

 Je vous invite donc à analyser, critiquer, corriger ou compléter ce texte en chantier. J’ai besoin de votre participation.       

                                        Daniel dit DMOS

I –  Pourquoi cette coordination des Chiendents ?

    En août 2018, en relisant un passage de L’écologie décomplexée, je me suis demandé pourquoi nous, écologistes, avions échoué dans nos tentatives pour faire évoluer le monde, et, parmi les réponses qui passaient dans ma tête, il y avait celle-ci : nous n’avons jamais réussi à nous réunir dans une structure commune, à l’échelle nationale et internationale. 

    Cela tient sans doute à des différences idéologiques, des susceptibilités, des problèmes de préséance, des désaccords sur les solutions…

    C’est à ce moment-là que je me suis dit : et si nous construisions un réseau, indépendant de toute association ou groupe, affranchi de tout financement et à l’écart des mouvements politiques ?

    Ensuite, j’ai cherché un nom pour ce réseau et j’ai pensé à cette herbe envahissante, coriace, mais quelque part utile contre l’érosion.

    Je pense qu’une telle coordination est incontournable (même si elle est à peaufiner dans les détails) parce que nous sommes entrés dans une forme de guerre, dont l’objet est la mutation écologiste*. Dans ce conflit, les forces en présence sont disproportionnées.

 Opposés à cette mutation, nous avons :

-des responsables politiques frileux et englués dans le capitalisme libéral

-des décideurs arc-boutés sur leurs acquis financiers et prêts à tout pour que le robinet à fric ne s’arrête pas de couler

-des citoyens hostiles à un changement qui les priverait de leur de mode de vie actuel, bien qu’il soit toxique pour la planète.

*J’évite le terme transition écologique qui, comme développement durable, constitue une supercherie intellectuelle. L’essentiel de cette mutation est d’ordre mental.

    Les troupes favorables à cette mutation se présentent en ordre dispersé :

-militants écologistes, jeunes et vieux, gens de conviction, indispensables bien que, d’une certaine façon, dispersés

-citoyens sympathisants, déjà dans une démarche d’efforts quotidiens pour préserver la planète

-Terriens déprimés, écrasés par les infos catastrophiques, sensibilisés mais dans un sentiment d’impuissance.

    Entre les deux, nous avons une masse non négligeable : des Terriens sans méchanceté qui préfèrent s’intéresser à autre chose.

Aujourd’hui, la bataille est inégale : opposer quelques milliers de militants à un Jeff Bezos*, c’est envoyer une patrouille armée de lance-pierre contre un char d’assaut. Cependant, si dispersés nous sommes insignifiants, reliés nous sommes une force.

    Pour faire comprendre le concept de Chiendent, je vais utiliser une image sportive : imaginez que vous êtes des lycéens pendant un cours d’EPS. Le professeur propose une partie de rugby ; chacun étant vêtu de son propre survêtement, il fournit à chaque équipe des chasubles de couleur. Les membres d’une même équipe s’identifient grâce à cette espèce de gilet sans manches, mais en-dessous vous avez toujours vos vêtements personnels. 

Les Chiendents, c’est exactement la même chose : tout le monde fait partie de l’équipe des Chiendents et porte la même tunique verte. En dessous, chacun garde sa tenue habituelle. Au quotidien nous portons tous un habit : colibri, amis de la Terre, YFC, simple citoyen… mais pour une former un collectif mondial (c’est notre ambition) nous devons revêtir la chasuble des Chiendents.

La seule chose qui soit exigée de chaque Chiendent c’est de laisser son égo et ses différences (ses différends ?) au vestiaire, pour partir au combat.

II –  Comment ça marche ?

Les alertes, les constats désolés, les déplorations ne sont plus de saison. Nous devons atteindre une forme d’efficacité, sans nous laisser griser par les apparences du succès médiatique.

 ACTION EN 3 ÉTAPES 

1- Construire le réseau

Dans un premier temps il faut constituer une force : à notre époque le nombre d’abonnés fait foi. A celui qui veut être un Chiendent il n’est demandé qu’un geste : s’abonner à la newsletter. C’est, pour l’instant notre unique mode d’inscription et de recensement. Vos données restent confidentielles : nous ne sommes que deux à y avoir accès : mon fils Hadrien, l’opérateur informatique et moi.

Une fois que vous êtes devenu un Chiendent (et donc un abonné) vous pouvez contribuer à l’extension du réseau, en poussant vos rhizomes ! Partagez, efforcez-vous de transmettre ; votre conviction doit vous y aider, sans vous faire tomber dans l’intolérance : hormis nos adversaires déclarés, tout citoyen peut devenir un allié, peut rejoindre notre courant de conscience. Il importe de l’attirer vers la coaction parce que nous cherchons à développer l’esprit de coopération à l’inverse de l’esprit de compétition qui a pris le dessus dans tous les domaines de la vie humaine.

Le jour où le réseau des Chiendents aura sa taille adulte, nous pourrons avancer dans l’action. Il est souhaitable que cela ne prenne pas 107 ans…

Remarque : nous n’avons pas le choix, l’Histoire nous montre qu’un mouvement sans tête finit par se dissoudre ou tomber dans la dissension au moment où les ambitions se révèlent. Par conséquent, nous avons besoin d’ambassadeurs, de gens d’une qualité telle qu’elle fait taire tous les crapauds malfaisants (un exemple au hasard : Isabelle Autissier).

2- Réfléchir et échanger

S’il était simple de créer un tel réseau, ce serait déjà fait. Ce sont les conditions préalables qui font obstacle à sa réussite, c’est-à-dire : croire en un projet a priori utopique, amortir les différences et les susceptibilités, s’engager dans la durée pour un combat incertain et ingrat. 

Faire vivre un tel réseau suppose que partout de gens se lèvent pour servir de relais, de transmetteurs, de représentants, ce que j’appelle des ambassadeurs. Mais ils ne peuvent se substituer à l’ensemble des Chiendents dans deux chantiers essentiels : la construction du mode d’emploi (manuel d’éthique) ; la mise en commun des savoirs, des informations et des propositions pour la mutation.

Alors, PARTICIPEZ, intervenez sur le canal Chiendent en utilisant les outils que nous mettons à votre disposition (l’adresse mail, wattpad, instagram et sans doute d’autres à venir). 

Nous devons pouvoir proposer des pistes pour la mutation. Cela suppose un vrai travail de réflexion et de consultation (par exemple approcher des PME qui ont beaucoup à apporter dans ce domaine, des paysans, des botanistes, des guides de montagne…). Les solutions ne viendront pas d’un seul homme éclairé ou d’un parti providentiel, mais plutôt de groupes qui sauront conjuguer leurs compétences diverses et confronter leurs différences. Cela paraît simple ; chaque page d’Histoire nous rappelle que ce n’est pas le cas.

3- Agir

Un Chiendent n’est pas un gentil toutou qui va se contenter de faire pousser ses tomates grappe sur son balcon. Le but du mouvement est de rompre l’immobilisme des adversaires de la mutation. Les jeunes Chiendents, en particulier, doivent réaliser que, en tant que futurs gestionnaires de la planète, ils ont une légitimité à ne pas vouloir de l’avenir qu’on leur prépare, et un intérêt évident à exiger les mutations qui leur garantiront le maintien d’un minimum de bien-vivre.

Faire bouger ceux qui ont les pouvoirs, cela suppose des actions non virtuelles, qui exposent inévitablement à un certain nombre de dangers (voir chapitre suivant) ; il est souhaitable que les Chiendents travaillent régulièrement sur ces aléas et les stratégies d’évitement…

Comme me disait quelqu’un à propos des humains hostiles à la mutation : « Il faut qu’ils aient la pétoche ! »  

Si, dans nos actions, nous en restons aux modes classiques nous serons avalés puis digérés par le Moloch planètophage. Un principe pourrait nous guider quand nous envisagerons des actions, c’est de dérouter le monstre. 

Les manifs, il connaît, il sait comment les assimiler. Les pétitions ça lui reste un peu sur l’estomac mais il finit par les faire passer (la surenchère de pétitions aide à ses digestions, malheureusement). Des actions totalement inattendues (sacré boulot d’en inventer) pourraient lui donner une colique du diable parce qu’il ne pourrait pas utiliser ses remèdes habituels. Par exemple, pour une manif il a ses petites pilules classiques ; envoyer la police contre la « chienlit », infiltrer les groupes pour les faire déraper, monter en crème l’indignation des citoyens et des commerçants dérangés, envoyer ses journalistes chiens de garde pondre des articles assassins, etc. Pour une pétition assez réussie, il organise une concertation bidon, il annonce des mesures pour jouer la montre, il va agiter le martinet avec les menaces pour l’emploi, la compétitivité, etc.

En revanche, comme on l’a vu dans des pays nordiques, un millier de personnes qui se baladent à poil sur un vélo, il ne sait pas trop comment digérer ça (personnellement, je ne sais pas si je suis mûr pour ce genre de happening). 

III –  Quels dangers menacent les Chiendents ?

Ce réseau, qui se veut ouvert, citoyen mais apolitique, accessible à toutes les intelligences et bonnes volontés, sera inévitablement -s’il connaît quelque succès- soumis à un certain nombre de risques tout à fait mortels. Les mêmes problématiques vont se poser pour les mouvements de jeunes tels que les Youth for Climate ou le Réveil écologique étudiant.

La récupération

 ~par des mouvements, associations ou partis divers, ce qui réduirait notre portée d’action, notre capacité d’impact

~par des politiciens, ce qui nous collerait une étiquette et nous réduirait à une idéologie

~par la puissance médiatico-économique, ce qui nous rendrait suspects ou inoffensifs

La désinformation

Si les Chiendents connaissent des succès et font des jaloux ou des inquiets, il y a fort à parier qu’on essaiera de les discréditer ; rien de neuf sous le soleil, déjà Beaumarchais, au 18ème siècle, dans Le barbier de Séville (acte II, scène 8) vantait, de façon ironique, les mérites de la calomnie. Aujourd’hui, la calomnie, l’information toxique ou la réfutation sans fondements trouvent des canaux pour s’exprimer sans la moindre retenue.

On ne peut les affronter qu’en les dédaignant, en rendant perceptible sa conviction et en offrant aux autres une solide connaissance de son sujet. Inutile de rentrer dans le jeu de la polémique, de la dénégation ou du démenti : cela renforce, en général, l’idée que les menteurs ont déniché quelque chose. 

Si l’on doit s’exprimer officiellement, autant chercher à démonter les rouages du mensonge, à faire apparaître les intérêts qui ont commandé l’usage de la rumeur infondée.

La personnalisation

     L’auteur de L’écologie décomplexée n’est qu’un lanceur pour la fusée Chiendents, un passeur, un relationneur peut-être un stimulateur. En aucun cas, il n’est un gourou, un omniscient, un extralucide, et il s’effacera dès qu’il n’aura plus rien à apporter à la coordination ; cela vaut pour tous ceux qui adhèreront mentalement au mouvement. Les Chiendents auront besoin d’ambassadeurs, pas de napoléons verts.

    Notre objectif dépasse notre petite humanité individuelle, il n’y a donc pas de place pour les autocrates et les vedettes.

    Ceci dit, il va falloir de la vertu aux Chiendents qui vont incarner la coordination, parce qu’une armée de « chasseurs » vont leur tendre le miroir aux alouettes ; Greta Thunberg va être très vite confrontée à un redoutable maelström dans lequel elle risque de perdre son autonomie, sa spontanéité, sa lucidité. Elle ne passera à travers cette épreuve qu’à deux conditions : soit elle a une telle force de caractère qu’elle résistera au Moloch ; soit elle est suffisamment bien entourée pour que des bras amis l’empêchent de tomber dans le piège qui lui sera tendu.

La dilution

    Sans cadre de travail, sans renouvellement des savoirs, sans actions pratiques, sans réalisations effectives, les Chiendents sècheront sur pied [phénomène interne].

La perte de substance

    Après un effet de mode, les Chiendents, comme le zest d’un citron vidé de sa pulpe ne serait plus qu’un rebut inutile, le terme même de Chiendent n’étant plus qu’un mot vide de sens [phénomène externe].

    On ne devient pas Chiendent parce que ça fait « chic » ; l’action d’un Chiendent s’inscrit dans la durée, il est conscient que les réussites, les victoires éventuelles, ne pourront résulter que d’un travail d’usure.

La dispersion

    Notre objectif n’est pas de régler tous les problèmes du monde ; si nous parvenons à faire bouger la masse inerte qui bloque la mutation que nous désirons, ce sera déjà très bien. Laissons donc les problèmes de procréation assistée ou de géopolitique à d’autres. Le champ de l’environnement est déjà tellement vaste…

La non-coopération

    Qu’est-ce que c’est ces Chiendents ? Je me décarcasse déjà dans mon association, je ne vais pas rejoindre un nouveau truc ! 

    Si nous pensons comme cela nous sommes morts car les « Crabes » continueront à déchiqueter le monde et nous à regarder nos « concurrents » écologistes avec suspicion. L’avantage des Chiendents est que son flux ne vient pas envahir les plates-bandes de ceux qui se décarcassent déjà, il se propose de les cimenter, quand c’est possible, dans une conviction et quelques actions.

La sclérose 

    Le mouvement doit rester vivant, ce qui suppose de se remettre parfois en question, d’évoluer selon les évolutions du monde, de renouveler les rôles dans le mouvement, de rafraîchir ses savoirs et de savoir écouter ceux qui pensent différemment de nous.  

La violence

    Le mouvement des gilets jaunes s’est heurté au problème des groupuscules violents, des agitateurs professionnels. Peu importe qu’ils soient venus de l’extrême droite, de l’extrême gauche ou de provocateurs mandatés ; les Chiendents devront inventer des modes d’actions irrécupérables pour la violence obtuse, délinquante ou idéologique. Toute manifestation en mouvement, à défaut d’un service d’ordre interne particulièrement efficace, est une proie facile pour les trublions. Et rien de mieux pour discréditer un combat légitime ! C’est un élément qu’il ne faut jamais perdre de vue quand on veut organiser une manifestation.

Le délire

    Pour agir nous utilise(r)ons la toile, outil de communication exceptionnel mais aussi réceptacle du grand n’importe quoi des allumés du Net. Nous avons donc à éviter le piège tendu par les réseaux sociaux où les pensées les plus délirantes -et parfois les plus écoeurantes- s’affichent sans filtre. Le mouvement des Chiendents peut être « aspiré » par cette folie verbale dans laquelle dominent l’irrationnel (notamment le complotisme), l’irréflexion, le défoulement.

La naïveté

Comme je l’ai été par des expériences assez amères, vous devez vous vacciner contre l’angélisme, le risque de croire les belles paroles, les promesses vides, les velléités de décideurs qui, sans conviction profonde, retourneront après-demain à leur train-train libéral.

Vous n’êtes pas des babas cools, des petites girouettes, vous êtes des gens intelligents, réfléchis et décidés : poussez ces interlocuteurs dans leurs retranchements, balayez la poudre qu’ils jettent dans vos yeux, décomplexez vous vis-à-vis de leur babillage technique et suffisant (ils en savent bien moins que les fonctionnaires qui élaborent leurs dossiers).

La démotivation

    Les résultats ne sont pas toujours rapides, les résistances sont nombreuses et solides, c’est pourquoi un Chiendent s’engage avec l’amour de la planète chevillé au corps et inscrit son engagement dans la durée. L’eau use bien la roche, les chiendents peuvent bien reverdir la Terre !

La manipulation

    Deux choses peuvent arriver : d’abord, les Chiendents peuvent être infiltrés. Risque mineur, mais on ne sait jamais. Si nous sommes assez coriaces, si nous respectons notre ligne de conduite, l’effet de ce corps étranger sera insignifiant. Il est bon d’être vigilant, sans céder à la paranoïa.

    Ensuite, et c’est bien plus redoutable, les Chiendents peuvent être approchés par une personne sympathique qui leur proposera de les soutenir, de leur offrir des moyens pour leur lutte et qui, en fait, sera l’émissaire d’une entreprise ou autre à la recherche d’un green washing, d’une caution pour un produit vert et que sais-je encore. L’avenir nous dira si les jeunes et  sympathiques leaders qui émergent aujourd’hui seront l’objet de ce type de manœuvre. Il ne faut pas sous-estimer ce risque d’une « corruption douce ».

La dissension

    Vous connaissez la formule Diviser pour régner : il faut s’attendre à ce que l’unité du flux soit attaquée. Soit par un effet interne (désaccords intellectuels, ambitions qui se révèlent, …) soit par un effet externe (suite à un travail de sape de l’infox, des calomnies, d’appels à rejoindre d’autres mouvements, …). Voilà pourquoi le flux doit être à la fois structuré et souple, toujours prêt à une réflexion collective et à des remaniements dans les groupes, pour renouveler les fantassins usés par le combat et envoyer des troupes fraîches à l’assaut.

La décrédibilisation

    Il ne faut pas rêver : vous aller rencontrer des adversaires redoutables. Certains vous attaqueront frontalement mais d’autres seront bien plus vicieux. Une de leurs plus vieilles méthodes c’est de décrédibiliser les gens qui les gênent ; voilà pourquoi les Chiendents doivent créer un flux intellectuel dans lequel les informations, les savoirs et les réflexions s’échangent. En général, l’honnêteté intellectuelle et la connaissance de la matière environnementale réduisent l’impact de ce genre de manœuvre.

L’éparpillement

    Il est évident -et c’est heureux- que vous brûlez d’agir ; vous avez envie de créer un mouvement, conforme à vos aspirations et au créneau environnemental qui vous paraît essentiel… La démarche est louable, l’effet n’est pas garanti : d’abord c’est ignorer des associations bien implantées qui mènent le même combat, auxquelles vous pourriez apporter votre énergie ; ensuite, vu de l’extérieur, cela donne, des défenseurs de la planète, l’image d’une armée en désordre, généreuse mais brouillonne. Tous ceux qui nous sont hostiles se serviront à coup sûr de cette impression d’éparpillement pour nous contrer. Investissez-vous dans le « local » et, pour une plus grande échelle, cherchez à vous relier aux autres Chiendents.

La cacophonie

C’est la conséquence de l’éparpillement : comme tout le monde parle en même temps, le message écologiste devient difficilement audible.

La surenchère

Si l’on arrive à une sorte de concurrence entre les mouvements écologistes, il y a risque de tomber dans les discours excessifs, les actions extrêmes (cf les survivalistes, l’écologie profonde, les collapsologues).

J’espère bien que vous allez répertorier d’autres dangers.

IV –  N’oubliez pas…

Réagissez aux publications, intervenez dans les réflexions. Je vous réponds personnellement à l’adresse lecologiedecomplexee@gmail.com.

Les Chiendents n’appartiennent à personne, pas même à leur initiateur. 

La première chose à comprendre c’est que le réseau des Chiendents vise à créer un flux ; chaque nouveau Chiendent est une goutte qui s’ajoute au flux et le rend plus puissant. Dit d’une façon différente, chaque Chiendent est un plant qui cherche à faire naître de nouvelles pousses, sans perdre sa personnalité. Même chose pour les groupes déjà constitués : ils restent eux-mêmes mais ils rejoignent le flux parce qu’ils se trouvent une identité avec les Chiendents déjà dans le réseau.

Il n’y a pas un Chiendent supérieur à l’autre, il y a des milliers d’âmes qui aiment passionnément leur planète et s’unissent pour la défendre et défendre leur avenir.

Adhérer à ce réseau ne demande ni argent (pas de cotisation), ni carte de membre, ni consentement à une idéologie ; les seules exigences nous nous les imposons nous-mêmes : ce sont l’engagement moral et l’opiniâtreté.

Être un Chiendent c’est d’abord un état d’âme, amoureux de la nature et combatif dans sa défense : voilà pourquoi on n’est pas Chiendent temporairement, on l’est ou on ne l’est pas. Le temps qui passe, l’âge, ne font rien à l’affaire. Il y a des Chiendents de dix ans et d’autres de quatre-vingt dix. Mais il faut comprendre qu’il y a des réfractaires à cet état d’âme qui ne pourront jamais considérer leur planète que comme une surface de jeux et de loisirs, une mine de ressources, un immense lotissement potentiel. 

 Les Chiendents c’est un flux qui traverse toutes les organisations, écologistes ou autres. Il ne cherche pas à se substituer à tous les groupes ou associations qui œuvrent sur le terrain, au contraire, il vise juste à leur offrir un outil de mise en commun. Mais il y a un moment où ils devront se déclarer Chiendents. Si un Youth for Climate dit : « Je suis un Chiendent », cela intriguera, attirera l’attention sur la proposition de coordination, sans préjudice pour les YFC, au contraire.  

Même si les constats sont inquiétants et parfois terrifiants, l’écologisme est une approche positive du monde et cherche à communiquer la joie que peut constituer l’action pour améliorer la planète.