Une espèce menacée : les paysans

Paroles de Chiendents…

   Paysan est un terme noble pour qualifier celui qui tire de la terre notre subsistance, tout en protégeant l’esthétique paysagère.

Déclarations de Chiendents

    •  Nous sommes révoltés par la faiblesse des revenus et des retraites de nombreux paysans (à comparer aux « gamers » qui peuvent empocher 10 à 50 000 euros pour un tournoi de e-sport).
    •  Nous considérons que la nourriture devrait représenter un pourcentage supérieur dans le budget familial, en contrepartie de produits de qualité, d’origine contrôlée.
    •  Nous avons confiance dans les paysans pour aller vers une agriculture de plus en plus respectueuse de la planète.
    • Nous sommes atterrés que certains voient l’éventuelle disparition du monde paysan sans le moindre état d’âme.
    •  Nous estimons que les paysans doivent être parmi les tout premiers acteurs de la transition.
    • Nous dénonçons la démesure : quel rapport y a-t-il entre une ferme -même très modernisée- et l’usine agricole Mégafarm en Chine (100 000 vaches) ? L’appeler ferme est une imposture.
    •  Nous comprenons que, au vu des masses de population, une agriculture de grandes exploitations soit encore nécessaire.
    •  Nous souhaitons que les fermes dans les hangars, dites cultures verticales (notamment en Grande-Bretagne) et l’aquaponie n’investissent que des terrains urbains, ou alors des terrains non arables et non boisés.

 

Idées de Chiendents 

    • Il est urgent de ralentir le développement urbain au détriment des terres arables. 26 m2 de terres agricoles disparaissent à chaque seconde [source : Syndicat des Jeunes Agriculteurs] ; nous ne devons plus accepter cela. Nous voulons un véritable gel des terres agricoles (en ZAP), en particulier dans les zones péri-urbaines et les terres méridionales fertiles. Nous nous méfions de la schizophrénie des maires qui promettent tous ce gel, aujourd’hui, mais ont leurs dossiers pleins de projets d’aménagements urbains. Il est important de soutenir les collectifs qui se battent en première ligne, comme deux associations-amies, Terres Communes dans le Pays de Retz, et Carma dans le triangle de Gonesse. (Remarque : attention au mitage des terres arables par des constructions individuelles.)
    •  Créer des réserves foncières agricoles sur le modèle des réserves foncières pour l’urbanisation que s’octroient les municipalités.  Point vital. Exemple : si nous voulons un jour produire plus d’éthanol où trouverons-nous les terrains nécessaires ? Les surfaces urbanisées aujourd’hui sont autant de potentialités qui nous manqueront dans l’avenir.
    • Informer les citadins sur la différence entre terres en repos (jachères) friches et terrains vagues.
    • Réfléchir à une indemnité paysage pour les paysans qui entretiennent des espaces bocagers ou sensibles, ainsi que la biodiversité ; nous payons des jardiniers pour nos parcs urbains, il ne serait pas scandaleux de le faire pour les paysans qui préservent des espaces ouverts où nous sommes bien contents de nous promener.
    •  Exigeons de la grande distribution qu’elle réalise des achats de proximité (en France), et aussi qu’elle amortisse la différence du coût du travail avec l’étranger, et qu’elle tienne compte du bilan carbone dans le prix des produits. Même pour le bio : il est aberrant de trouver une seule cerise bio à Noël (sans pesticides mais quel bilan carbone pour notre planète !).
    •  Que les municipalités favorisent les circuits courts : soit en employant des paysans en régie municipale ou en leur assurant des commandes pour fournir les cantines ; soit en créant des lieux où les paysans pourraient se regrouper et vendre (dans les villes). En tout état de cause,   faciliter l’accès au foncier pour les nouveaux paysans.

 

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