
Voici quelques jalons, pour combattre cette satanée amnésie, qui fait que nous ne tirons guère de leçons des entourloupes du passé et que nous croyons encore la parole magique de ceux qui trustent les micros.
- Rachel Carson, Le printemps silencieux (1965) à mettre en parallèle avec Le grand orchestre des animaux, de Bernie Krause, à écouter absolument.
- Pompidou (28 février 1970) à Chicago : « L’emprise de l’homme sur la nature est devenue telle qu’elle comporte le risque de destruction de la nature elle-même. »
- Déclaration finale de la Conférence de Stockholm (1972) : « Défendre et améliorer l’environnement pour les générations présentes et à venir est devenu pour l’humanité un objectif primordial. » A débouché sur le livre dirigé par Meadows Halte à la croissance (Club de Rome).
- Chirac (2 septembre 2002) au sommet de Johannesburg, trente-deux ans après le discours de Georges Pompidou : «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs […] Sur tous les continents, les signaux d’alerte s’allument. Nous ne pouvons pas dire que nous ne savions pas ! »
- François Hollande (25 avril 2016) : « La COP de Paris fut un moment historique, pendant douze jours, toutes les forces vives de pratiquement toutes les nations, sont venues pour relever le défi du réchauffement climatique. L’accord qui a été trouvé a été jugé comme un succès, pourquoi ? Pas simplement parce qu’il y avait un accord, un consensus, mais parce qu’il était à un niveau qui nous paraissait être exigeant. Cet accord n’était pas joué d’avance, il s’est produit d’abord dans un contexte dramatique, celui des attentats de Paris, et rien que le rassemblement des chefs d’Etat et de gouvernement pouvait être une réponse. Mais il y a plus que cela, il y a eu la prise de conscience de ces chefs de gouvernement, de ces chefs d’Etat, de ces ministres rassemblés, qu’après l’échec de Copenhague, il fallait avancer. Sans doute que depuis six ans, alors même que la crise avait continué à produire ses effets, qu’il y avait des urgences et on les connaît, notamment sur le plan économique et social il y avait une cause qui était plus grande encore, qui était celle du climat. Je veux remercier à l’occasion de cette conférence environnementale toutes celles et tous ceux qui ont contribué à ce succès. Je pense aux écologistes de la première heure, qui avaient alerté, dans une indifférence générale, sur les risques du réchauffement. »
