
Vous connaissez mon opinion : les hommes politiques ont une lourde responsabilité dans les dérèglements de la planète, notamment dans le domaine environnemental. Toutes leurs belles déclarations n’ont jamais été suivies des actions suffisantes et ont retardé la mise en place de la transition, qui aurait dû (pu) démarrer dès 1974 après le premier choc pétrolier ou, au pire, après le deuxième, en 1979. Ce sentimentalisme environnemental bidon, j’appelle cela l’écologie champagne ; beaucoup de mousse et de bulles, mais, à la fin, il n’y a pas grand-chose dans le verre.
Voici trois déclarations de présidents français ; à vous de voir ce qu’elles ont donné de concret.
Georges Pompidou, Chicago, 28 février 1970 : « L’emprise de l’homme sur la nature est telle qu’elle comporte le risque de destruction de la nature elle-même… »
Jacques Chirac, Johannesburg, 2 septembre 2002 « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. La nature mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l’admettre […] La Terre et l’humanité sont en péril et nous en sommes responsables. »
François Hollande, Paris, 25 avril 2016 « Cette conférence environnementale est la première, j’allais dire post-COP21. C’est un autre temps qui commence, c’est une autre époque. Il y aura l’avant-Paris et l’après-Paris, et nous devons être à la hauteur… »
Évidemment, nous avons notre part de responsabilité, nous consommateurs (même semi-vertueux comme moi) dans les dérèglements, ne serait-ce que par nos choix et nos excès de consommation. Mais nous n’avons pas le pouvoir de décision.
