
J’écris ce billet alors que la COP 28 se prépare à accoucher de son habituelle souris (je ferai amende honorable si je me trompe) et cela m’inspire cette réflexion que les COP, enfilées dans le temps comme les grains d’un chapelet, nous disent qu’un peu d’histoire comparée ne peut pas faire de mal. Souvenez-vous des cris de triomphe à l’issue de la COP 21, par exemple…
Aujourd’hui, j’aimerais plutôt vous parler des cris des scientifiques.
Les premiers défenseurs de l’environnement ont été des artistes (cf. forêt de Fontainebleau en 1837 par les peintres de Barbizon ou la source du Lison par la SPPEF dès 1901) et des naturalistes, en particulier des botanistes (cf. le Sierra Club créé par John Muir en 1892) ; d’un côté des hommes préoccupés de sauvegarder la beauté des paysages, de l’autre des hommes de terrain, premiers témoins des altérations environnementales.
C’est dire que les hommes de science méritent une place particulière dans la dénonciation des menaces contre l’environnement, ne serait-ce que parce qu’on leur doit le mot écologie qui, à l’origine, ne désigne que le champ d’étude de l’écologue.
Trois repères :
Février 1969, des savants réunis au Musée de l’Homme, à Paris, déclarent que le monde entre dans une période irréversible de destruction écologique.
Mai 1971, message de Menton : 2200 scientifiques avertissent contre le danger sans précédent que fait courir à l’humanité la civilisation industrielle.
2023, une lueur d’espoir, avec L’hypothèse K d’Aurélien Barrau et les actions des Scientifiques en rébellion.
