Bibliothèque - Le coin lecture

    Tout Chiendent peut contribuer au développement de la bibliothèque en proposant une synthèse d’un livre paru dans ces dernières années, (en concertation avec DMOS par mail). L’idée est de permettre aux lecteurs de choisir dans la production foisonnante d’ouvrages « écologistes », à partir de trois éléments : thèse principale, facilité ou complexité de la lecture, intérêt du livre. Une petite touche personnelle sera la bienvenue.

 

Almanach d’un comté des sables, Aldo Leopold, éd. Flammarion (2017), première parution en 1949.

          Voilà un livre qui ravira les amis des animaux autant que les chasseurs qui ont une éthique. Scènes prises sur le vif alternent avec des réflexions pertinentes sur le rapport de l’homme avec la nature. La troisième et dernière partie, En fin de compte, est une analyse de l’écologi(sm)e aussi lucide que moderne, qui a épaté le vieux de la vieille que je suis.

 

Printemps silencieux, Rachel Carson, éd. Wild Project (2016), première parution en 1962.

            Attention, ce livre-phare n’embrasse pas l’ensemble des problèmes environnementaux : il est essentiellement centré sur l’impact des pesticides sur sol, eaux, faune et flore. Il expose de façon éclatante comment l’homme, en empoisonnant la nature, s’intoxique inexorablement. Se rappeler que ce texte a marqué les débuts du militantisme écologiste.

 

Écologie et féminisme, Françoise d’Eaubonne, éd. Libre & Solidaire (2018), première parution en 1978.

            Ce livre foisonnant n’a pas fait plaisir à tout le monde et même aujourd’hui il fonctionne encore à rebrousse-poil. Aventurez-vous avec délice dans ces lignes : attention, cette pièce maîtresse du féminisme ne fait pas dans le bien-pensant, en particulier dans sa dénonciation des méfaits de la domination.

 

Mal de Terre, Hubert Reeves, au Seuil (2003).

            Ce livre a quelques années, tellement clair et synthétique qu’il reste une lecture indispensable. Il n’a malheureusement pas pris une ride : pas trop de quoi nous remonter le moral !

 

Choisir de vivre écologiquement, Jean Doubovetzky, éd. Déclics (2007).

            Un catalogue très accessible de gestes pour réduire notre empreinte écologique. A compléter avec Famille zéro déchet (voir plus bas).

 

L’atlas environnement, éd. Le Monde (2007).

            Publié par le Monde diplomatique, il offre un beau tour d’horizon des problèmes environnementaux avec, c’est à signaler, des prises de position sans ambigüités vis-à-vis des responsables des désordres écologiques.

 

Vers la sobriété heureuse, Pierre Rabhi, éd. Actes Sud (2010).

            Difficile de ne pas lire cet ouvrage si l’on veut dépasser les visions caricaturales, du style « austérité, rigueur, privations ». Ce livre ne parle pas seulement à notre esprit, il apporte un supplément d’âme à notre perception du monde.

 

La haine de la nature, Christian Godin, éd. Champ Vallon (2012).

            Voilà un livre formidable qui saisit avec acuité les contradictions de l’homme contemporain dans son rapport à la nature ; l’analyse raffinée suppose une lecture « en prenant son temps ». A compléter avec l’ouvrage de Valérie Chansigaud, Les Français et la nature. Pourquoi si peu d’amour ?

 

Qui a tué l’écologie ? , Fabrice Nicolino, éd. Points (2012).

            Attention, on ne sort pas indemne de cette lecture. Ce livre-charge est à éviter si l’on débute dans le militantisme ; pour les autres, chacun digèrera à sa façon ce verre d’acide, pourtant concocté par un écologiste convaincu.

 

Dernières nouvelles du Sud, Luis Sepulveda, éd.Métailié (2012).

            A la manière d’Erri de Luca, Sepulveda -hélas décédé du covid en 2020- imprègne ses livres de son amour de la Terre. C’est ce que vous retrouverez dans ce carnet de voyage, tout sauf touristique, qui parle mieux d’écologisme que de longs discours, en particulier le récit La dame aux miracles, magnifique. Les textes sont enrichis de photos de Daniel Mordzinski, éclatantes d’humanité.

 

La planète disneylandisée, Sylvie Brunel, éd. Sciences Humaines (2012).

            Ce livre a deux qualités : l’humour des récits de voyage et quelques questions piquantes, notamment à propos des ONG écologistes. Malgré tout, je garde des réticences à cause d’une vision du tourisme de masse bien trop positive et, surtout, d’un sentiment anti-écolo profond qui perce à de nombreux endroits.

L’homme et la nature, une histoire mouvementée, Valérie Chansigaud, éd. Delachaux et Niestlé (2013).

            Une analyse historique originale et éclairante, centrée sur le sort des animaux et des végétaux, abondamment et efficacement illustrée. Ce livre ferait un beau manuel d’écologie pour des lycéens de Première et de Terminale.

 

L’imposture climatique, Claude Allègre, éd. Plon (2014).

            Voici le livre nécessaire pour vous éloigner définitivement des tentations climatosceptiques.

 

C’est quoi l’écologie ?, Jean-Marie Pelt, éd. L’Aube (2015).

            Une approche simple et sympathique, pour un jeune public.

 

La nature à l’épreuve de l’homme, Valérie Chansigaud, éd. Delachaux et Niestlé (2015).

            Les qualités de ce livre sont une thématique originale, sa rigueur historique et, avec le recul, une impressionnante concordance avec la crise du corona virus 19.

 

Famille zéro déchet, Jérémie Pichon et Bénédicte Moret, éd. Souccar (2016).

            Voilà un guide résolument accessible à tous, avec un mélange sympathique de textes et de dessins, un vrai mode d’emploi des petits gestes. Depuis, les auteurs ont récidivé avec Famille en transition écologique (2019), même éditeur.

 

Les Français et la nature. Pourquoi si peu d’amour ?, Valérie Chansigaud, éd. Actes Sud (2017).

            Une pertinente analyse de l’indifférence des Français à la nature et à sa protection, bien située dans une perspective historique.

 

Pour éviter le chaos (climatique et financier), Jean Jouzel et Pierre Larrouturou, éd. Odile Jacob (2017).

            Livre technique, avec beaucoup de chiffres, mais quelques mises au point utiles et des pistes intéressantes, notamment au niveau financier. Pour ceux que l’économie assomme, je conseille Jacques Généreux explique l’économie à tout le monde, au Seuil (2014) et, en plus polémique, La Déconnomie (2016), même auteur, même éditeur.

 

Où atterrir ?, Bruno Latour, éd. La Découverte (2017).

            Sous-titré Comment s’orienter en politique, ce livre, d’une analyse fine, propose une approche très intellectuelle de l’impasse de l’écologie politique. On peut être déçu par le maigre chapitre des solutions. Finalement, on ne sait pas trop où atterrir…

 

Manuel d’éco-résistance, Jean-François Noblet, éd. Plume de carotte (2018).

            Un catalogue de vingt actions, parfois très vigoureuses, pour devenir un écolo efficace, en mode commando. Super dessins de Boucq. L’auteur avait déjà commis, en 2013, La nature au café du commerce, une sorte d’anti-manuel des idées reçues sur la nature.

 

Manifeste pour demain, Philippe Bertrand, éd. Libre & solidaire (2018).

            A l’image de l’émission radio Carnets de campagne, ce livre dessine une image positive de la France « d’en bas », d’humains qui, au quotidien, se retroussent les manches pour que le monde aille mieux. Ici, pas de spécialistes qui pérorent : du concret et des adresses utiles dans les vingt dernières pages.

 

Manuel de transition, Rob Hopkins, éd. Écosociété (2018).

            Beaucoup de ceux qui en parlent ne l’ont pas lu, alors feuilletez les 215 pages de cet ouvrage nécessaire, pour savoir quels constats ont amené Hopkins à ce concept de transition et en quoi il consiste. Incontournable ; pour une lecture plus accessible je conseille Ils changent le monde, au Seuil. L’édition originale du Manuel est de 2008.

 

Les combats pour la nature, Valérie Chansigaud, éd. Buchet.Chastel (2018).

            Voilà un livre indispensable pour les militants et précieux pour les sympathisants. Il nous interroge, entre autres, sur nos motivations dans le combat écologiste. Décapant mais incontournable.

 

 Le bug humain, Sébastien Bohler, éd. Robert Laffont (2019).

            Où l’on apprend tout sur le striatum, cette partie du cerveau qui nous pousse à la goinfrerie, la luxure, la domination, le besoin de statut et la paresse, pulsions plus puissantes que l’amour de la nature.

 

 Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité, Aurélien Barrau, éd. Michel Lafon (2019).

            Un livre écrit très simplement, qui fait la part belle aux directions à prendre. Une forme de collapsologie positive.

 

 La biodynamie, une agriculture pour l’avenir, Ueli Hurter, éd.Actes Sud (2019).

            Un livre dense mais utile, plus théorique que pratique. Réservé à des lecteurs chevronnés et passionnés.

 

Réconcilier les hommes avec la vie sauvage, François Sarano et Coralie Schaub, éd. Actes Sud (2020).

Dans son approche « spirituelle » d’une problématique environnementale, ce livre ne va pas étendre vos connaissances écologistes mais il va nourrir votre amour de la Terre.

 

Nous sommes tous Greta, Valentina Giannella (2019, et 2020 chez Nathan).

            Livre de vulgarisation qui s’adresse à un lectorat jeune ou inexpérimenté. A mon goût un peu trop « sous le signe de Greta », l’ouvrage cherche à être positif -on le comprend- et, du coup, offre une vision d’un optimisme un peu forcé. A retenir quand même pour ses vertus pédagogiques.

 

 

 

Almanach d’un comté des sables, Aldo Leopold, éd. Flammarion (2017), première parution en 1949.

          Voilà un livre qui ravira les amis des animaux autant que les chasseurs qui ont une éthique. Scènes prises sur le vif alternent avec des réflexions pertinentes sur le rapport de l’homme avec la nature. La troisième et dernière partie, En fin de compte, est une analyse de l’écologi(sm)e aussi lucide que moderne, qui a épaté le vieux de la vieille que je suis.

 

Printemps silencieux, Rachel Carson, éd. Wild Project (2016), première parution en 1962.

            Attention, ce livre-phare n’embrasse pas l’ensemble des problèmes environnementaux : il est essentiellement centré sur l’impact des pesticides sur sol, eaux, faune et flore. Il expose de façon éclatante comment l’homme, en empoisonnant la nature, s’intoxique inexorablement. Se rappeler que ce texte a marqué les débuts du militantisme écologiste.

 

Écologie et féminisme, Françoise d’Eaubonne, éd. Libre & Solidaire (2018), première parution en 1978.

            Ce livre foisonnant n’a pas fait plaisir à tout le monde et même aujourd’hui il fonctionne encore à rebrousse-poil. Aventurez-vous avec délice dans ces lignes : attention, cette pièce maîtresse du féminisme ne fait pas dans le bien-pensant, en particulier dans sa dénonciation des méfaits de la domination.